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Projet de loi de financement de la Sécurité Sociale 2019 : La casse de la Sécu s’accélère

Par Sud Haute Normandie - 25/10/2018
Nous dénonçons ce projet qui remet en cause les principes fondamentaux de notre Sécurité Sociale solidaire. La Sécu et son argent appartiennent aux seuls assurés sociaux

SUD Protection Sociale Haute Normandie Communiqué de presse
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Projet de loi de financement de la Sécurité Sociale 2019 :
La casse de la Sécu s’accélère

Le PLFSS 2019 est dans la continuité des précédents et fidèle à la politique de Macron/Philippe L’objectif principal est de baisser à tout prix les dépenses publiques.
Le gouvernement est fier d’annoncer la fin du déficit de la Sécu ; ce résultat s’explique à la fois par l’amélioration de la situation économique mais aussi par les restrictions budgétaires subies depuis des années par la Sécu.

Le gouvernement dit vouloir "libérer l’économie". Cela veut dire baisser les "charges"des entreprises c’est à dire les cotisations sociales en les transférant sur les assurés et la collectivité.

En plus, il prévoit de ne plus faire compenser par l’État, les baisses de cotisations que celui-ci décide. Cela commence en 2019 par la suppression des cotisations sur les heures supplémentaires. En 2020, il n’y aura plus aucune compensation.

Certains minima sociaux comme le minimum vieillesse ou l’allocation adulte handicapé sont revalorisées mais en contre-partie, les pensions et prestations familiales sont quasiment bloquées. On fait payer les augmentations pour les pauvres par les un peu moins pauvres !

Le gouvernement est fier d’annoncer qu’il met en place progressivement le reste à charge à zéro pour l’optique, le dentaire et les prothèses auditives. Attention à ce que le panier de soins ne soit pas limité à du bas de gamme. Cela entraînera aussi une augmentation du tarif des complémentaires santé pour tous.

L’ONDAM (objectif national des dépenses d’assurance maladie) des hôpitaux est modestement revalorisé (400Ms) mais cette augmentation doit servir à financer le plan santé du gouvernement. Les hôpitaux devront se serrer la ceinture sur tout le reste. Ce sont les malades et les personnels qui en subiront les conséquences.

De nouvelles limitations sur certains actes (imagerie médicale, biologie, transports...) sont prévues sous couvert de "pertinence et de qualité des soins". Soyons certains que cela pèsera sur les patients. Le gouvernement fait le forcing sur les médicaments génériques et prévoit notamment de limiter le remboursement sur la base du génériques pour les assurés qui ne le prendront pas ; cela pèsera sur les personnes avec des revenus modestes notamment les personnes âgées. Même si cela ne figure pas dans le PLFFS, le gouvernement cherche toujours à réduire les dépenses sur les arrêts de travail. Il n’est pas impossible que cela apparaissent lors du débat au Parlement ; surtout après les dernières déclarations du MEDEF.

Enfin le gouvernement prépare pour 2020 une présentation commune du budget de l’État et du budget de la Sécu. Le budget de la Sécu sera ainsi intégré à celui de l’État et il est déjà prévu que les excédents de la Sécu passent dans le budget de l’État. C’est un véritable hold-up du gouvernement sur l’argent des assurés sociaux.
Nous dénonçons ce projet qui remet en cause les principes fondamentaux de notre Sécurité Sociale solidaire. La Sécu et son argent appartiennent aux seuls assurés sociaux.

Rouen le 23 octobre 2018

- SUD Protection Sociale -