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UNE RENTREE 2009 MARQUEE PAR LA CONTINUITE : REDUCTION D’EMPLOIS, DEGRADATION DES CONDITIONS DE TRAVAIL, SALAIRES A LA TRAINE

Par UF - 12/09/2009

Pendant la crise, le patronat se porte bien :

La situation générale reste marquée par la crise ouverte du capitalisme. Les victimes sont les catégories modestes (salariés, chômeurs, retraités...)

Les aides à « l’emploi » sont maintenues (32 milliards) et n’empêchent par les entreprises de licencier après les avoir empochées.

Les banques ont reçu 360 milliards d’argent public pour les sortir de l’ornière dans laquelle elles s’étaient mises. Malgré cela, elles continuent de payer grassement leurs dirigeants et promettent d’énormes bonus à leurs « traders ». Et ce ne sont pas les pseudo-menaces de Sarkozy qui les feront changer.

Le gouvernement lance maintenant la privatisation du service public de la poste ; la Direction de la Poste se croit déjà privatisée puisqu’elle octroie des BMW à ses cadres dirigeants !!

Dans le secteur de la Protection Sociale, la loi « Hôpital Patient Santé et Territoire », votée cet été, accentuera la marchandisation de la santé.

Soyons certains que le la loi de financement 2010 concoctera de nouvelles restrictions à la Sécurité Sociale solidaire (on parle déjà du forfait hospitalier à 20€ et de nouveaux déremboursements de médicaments).

Préparer une mobilisation à la hauteur de la situation :

Face à cette situation, l’intersyndicale a appelé au 1er semestre 2009 à des journées de mobilisation.
Celles du 29 janvier et surtout du 19 mars ont été très fortes et montraient l’ampleur du mécontentement et la volonté des salariés d’agir ensemble. Cette mobilisation n’a pas pu monter d’un cran notamment à cause du refus de certaines organisations syndicales d’aller vers un affrontement avec le pouvoir.

La mobilisation du 1er semestre 2009 a montré qu’il ne fallait pas se limiter à des journées d’action de temps en temps ; c’est un affrontement avec ce gouvernement qu’il nous faut préparer.

Et dans la protection sociale :

Nos secteurs subissent de plein fouet les effets de la crise ; l’augmentation du chômage entraîne la baisse des recettes de la Sécu.
Les difficultés de la population entraînent un surcroît de travail dans nos services.

Dans la branche famille, la mise en place du RSA a renforcé les difficultés dans les services. Ce sont des effectifs largement insuffisants qui conduisent à une surcharge de travail et une dégradation de la qualité du service rendu et des conditions de travail.

La branche recouvrement subit les effets de la fusion des organismes et les conséquences de la mise en place de l’interlocuteur unique.

Dans la branche maladie, la politique de mutualisation des activités, de fusion des organismes, de sous-traitance (externalisation) s’accélère.
Les derniers décrets annonçant la fusion de CPAM sont sortis en août. Ce sont plus de 40 organismes concernés et 25 organismes en moins en 2010.

Les conséquences sont multiples :

- Réduction du service de proximité
- Un changement d’activité imposé pour de nombreux collègues
- Une réduction continue des effectifs alors que la charge de travail est en augmentation (il suffit de voir le retard dans de nombreuses caisses)
- Les organisations du travail, que ce soit dans les organismes qui fusionnent ou dans les autres, cherchent à pallier les manques de personnel.

Travail parcellisé, industrialisation de la production, changement de tâches incessant, transfert d’activités entières à de sous-traitants privés, utilisation permanente de CDD corvéables à merci et jetables

Dans les CRAM, la situation est marquée par la mise en place des ARS ; Ce sont 1500 collègues - les oubliés de « l’Assurance Maladie » - qui se verront imposer leur transfert vers les ARS ; de plus, le Ministère reste flou sur le maintien de tous les droits liés à la convention collective ce qui ne peut être qu’inquiétant !

Quant à la CRAMIF, son devenir reste incertain.

Ils veulent diviser les salariés

Dans tous nos secteurs, les directions continuent d’accentuer la politique d’individualisation des salaires. Il suffit de lire la circulaire UCANSS sur les rémunérations ainsi que les consignes des caisses nationales pour voir qu’elles souhaitent aller vers l’abandon de toute rémunération collective et vers une « récompense pour les meilleurs » et développer les primes de résultat à tous les niveaux. Et l’UCANSS souhaite négocier une nouvelle classification dans les mois à venir qui individualisera totalement les carrières !

Ils dégradent notre santé

- Absence de reconnaissance,
- Travail qui devient de moins en moins au service de l’assuré
- Management basé sur l’atteinte d’objectifs inatteignables,...

Tout cela conduit à une dégradation de la santé au travail

Pour maintenir une sécurité sociale au service des assurés sociaux et conserver des conditions de travail correctes, il faut :

- Créer des emplois dans l’institution et titulariser les CDD

- Augmenter la valeur du point et augmenter tous les coefficients des employés et des cadres de 50 points

- Stopper les fusions d’organismes, les fermetures de centres et le recours à la sous-traitance.

Paris le 7 septembre 2009

- SUD Protection Sociale -