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Le 19 mars 2009, toutes et tous en grève

Par UF - 6/03/2009

Ce n’est pas aux travailleurs de payer leur crise Le 19 mars 2009, tous en grève

La mobilisation du 29 janvier dernier a été une des plus imposantes de ces dernières années. Dans nos secteurs, la mobilisation a été forte avec, par exemple, plus de 42% de grévistes dans la Sécurité sociale.

L’ampleur de ce mouvement témoigne de l’inquiétude et de la colère des salariés face à la crise et à la politique du gouvernement Sarkozy - Fillon. Malgré les dizaines de milliers de grévistes et de manifestants partout en France, le chef de l’Etat est resté sourd à la colère des travailleurs, des retraités, et des chômeurs. Fier de sa politique, il entend maintenir le cap.

Les 2,6 milliards d’euros annoncés par Sarkozy en direction des catégories les plus modestes ne répondent pas aux revendications des manifestants. Ils ne représentent qu’une goutte d’eau par rapport aux 360 milliards dégagés pour renflouer les banquiers. Le « paquet fiscal » qui profite principalement aux riches coûte 14 milliards. La suppression de la taxe professionnelle représente un cadeau de 8 milliards aux entreprises ; les collectivités locales seront contraintes d’augmenter les impôts locaux. Et qui va payer à la place des patrons ?...

Nous avons besoins de mesures concrètes et vite !

Face à la montée du chômage, il faut stopper les licenciements et indemniser à 100% le chômage partiel.

Pour faire face à la crise et relancer la consommation il faut une augmentation générale des salaires, des pensions et des minima sociaux.

Pour répondre aux besoins des citoyens, il faut des moyens pour préserver et améliorer les Services Publics (santé, école, transports, protection sociale...).

Pour gagner, il faut amplifier la mobilisation

La Guadeloupe et la Martinique montrent la voie ; s’ils ont fait reculer le gouvernement et le patronat local, c’est grâce à la grève générale.

D‘autres secteurs professionnels se mobilisent : la santé, la recherche et les universités. Partout, les revendications sont les mêmes : augmenter les salaires, défendre l’emploi et les services publics.

Pour faire reculer ce gouvernement, la mobilisation doit être encore plus forte que le 29 janvier. Le 19 mars, la grève est appelée par les 8 organisations syndicales (Solidaires, CGT, FO, FSU, CFDT, UNSA, CFTC, CGC). A partir de cette mobilisation, construisons un mouvement interprofessionnel prolongé, organisons-nous à la base, discutons dans les services pour faire céder Sarkozy - Fillon.

Dans le secteur de la protection sociale, la situation impose de se mobiliser

Nos salaires sont à la traîne et de nombreux collègues perçoivent seulement le SMIC.

Nos employeurs réduisent les effectifs : non remplacement de tous les départs, plan social comme à la MGEN.

Le service public de sécurité sociale est menacé. Avec les fusions d’organismes, la fermeture des centres de paiement, c’est le service de proximité qui est attaqué.

La loi Hôpital, Patients, Santé, Territoire actuellement en discussion au parlement menace gravement l’accès aux soins égal pour tous et partout (fermeture de services hospitaliers de proximité, suppression de postes, mise en concurrence avec les cliniques privées...).

Globalement la loi Bachelot va renforcer l’étatisation de notre système de protection sociale. Les organismes d’assurance maladie auront de moins en moins droit au chapitre en matière de santé. Toutes les décisions politiques et budgétaires seront prises par les directeurs des nouvelles agences régionales de santé (ARS).

Cette loi va démanteler des services entiers de l’assurance maladie dans les CRAM, le service médical et les URCAM ; avec en prime le transfert autoritaire de 1500 à 2000 collègues vers les ARS.

La situation dans les CAF est explosive et va devenir ingérable avec la mise en place du revenu de solidarité active (RSA) sans moyens suffisants. Pour la gestion du RSA, le ministère autorise seulement 1000 créations de postes : même la Direction en demande le double !!! Depuis des années les CAF suppriment des emplois et dans l’avenir elles envisagent de ne remplacer qu’un départ en retraite sur deux. Cette politique se traduit par la dégradation de la qualité du service à l’usager et des conditions de travail qui deviennent de plus en plus insupportables.

Oui, nous pouvons faire reculer ce gouvernement

Non, nous ne paierons pas les frais de leur crise

Pour obtenir satisfaction il faut se battre tous ensemble

Toutes et tous en grève le jeudi 19 mars 2009

Paris le 6 mars 2009

- SUD Protection Sociale -