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Le 20 novembre 2007, Salariés du privé et du public, tous ensemble, en grève pour nos revendications

Par UF - 13/11/2007

Les salariés du privé et du public, les chômeurs, les retraités, les étudiants sont tous confrontés aux mêmes difficultés dans leur vie quotidienne. Leurs revendications sont identiques.

Pouvoir d’achat

Les prix ne cessent de s’envoler et la pauvreté d’augmenter. La dégradation du pouvoir d’achat est, aujourd’hui la première préoccupation des français (56% des salariés gagnent moins de 1500 € par mois). Et pendant ce temps là, Sarkozy s’offre une augmentation de +141% ! De qui se moque-t-on !

Pour en finir avec cette régression sociale, il faut une augmentation générale des salaires, des pensions et des minima sociaux.

Dans le secteur de la Protection Sociale, les salaires sont quasiment bloqués, les augmentations collectives sont réduites au minimum. Les augmentations individuelles sont privilégiées au détriment du plus grand nombre. A titre d’exemple, les salaires de la Sécu n’ont été augmentés que de 1% en 2007 et les augmentations individuelles écartent 80% des agents.

Il faut nous mobiliser pour lutter contre cette politique de rémunération particulièrement injuste.

Sud réclame comme première mesure, une augmentation mensuelle de 350 € pour tous.

Emploi

Dans le secteur privé, les délocalisations et les licenciements se poursuivent. Le taux de chômage reste élevé.
Les jeunes continuent de galérer pour trouver un emploi stable et se loger.

Dans le secteur public, l’heure est au « dégraissage » des effectifs. La suppression, dès 2008, de 11200 fonctionnaires (dont 9400 enseignants !) va immédiatement dégrader le service public qui est un bien commun à l’ensemble de la population.

Dans le secteur de la mutualité, l’heure est aux restructurations ; certaines mutuelles comme la MFP ou la MGEN ont engagé des plans sociaux avec des licenciements à la clé. La mutualité ressemble de plus en plus au secteur des assurances privées.

A la Sécu, les pouvoirs publics - sous couvert d’économies de gestion - étranglent budgétairement nos organismes et les obligent à réduire massivement leur personnel. Les départs ne sont quasiment plus remplacés. Les restructurations et mutualisations se multiplient.

La qualité de service se dégrade et la pénibilité du travail augmente. Il faut mettre un coup d’arrêt à cet engrenage fatal.

Exigeons des embauches à la hauteur des besoins pour mener à bien nos missions.

Assurance Maladie - Accès aux soins

Dès le 1er janvier 2008, de nouvelles franchises « médicales » vont encore baisser le niveau des remboursements de l’assurance maladie.

A la charge des seuls malades, elles vont se cumuler à la hausse du ticket modérateur, à l’augmentation du forfait hospitalier, au forfait de 1 €, aux diverses mesures de déremboursements et aux dépassements d’honoraires...

C’est l’accès aux meilleurs soins pour tous qui est remis en cause.

On fait payer les malades alors que les honoraires des médecins libéraux sont augmentés et que les patrons se voient octroyer encore 30 milliards d’exonérations de cotisations !!!

Retraites

Après les lois Balladur en 1993, Fillon en 2003, le gouvernement annonce pour le printemps 2008, une nouvelle attaque contre l’ensemble des régimes y compris le régime général.
Car derrière la remise en cause des régimes spéciaux (qui représentent moins de 5% des retraités), se dissimulent des mesures qui vont frapper tous les salariés du régime général au-delà de l’allongement, déjà programmé, de la durée de cotisation à 41 ans (1 trimestre par an de 2009 à 2012).

Le gouvernement cherche à diviser les salariés : ne soyons pas dupes de sa manœuvre

La casse des régimes spéciaux (SNCF, RATP, EDF, GDF...) ne pérennisera aucun des régimes de retraite du privé, bien au contraire.

Cette réforme va simplement permettre d’embrayer plus facilement sur de nouvelles mesures qui obligeront l’ensemble des salariés à cotiser plus longtemps tout en affaiblissant le niveau des pensions. C’est le « travailler plus, pour gagner moins » !

La remise en cause générale et systématique de nos acquis sociaux au plan national, comme dans nos organismes, n’est pas inéluctable. Seule une mobilisation de tous les salariés du privé comme du public pourra imposer un changement de politique.

Pour gagner sur l’ensemble de nos revendications, c’est tous ensemble et dans la durée, qu’il faut lutter.

SUD Protection Sociale appelle tous les salariés de la protection sociale à participer massivement à la grève du 20 novembre 2007.

- SUD Protection Sociale -