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Pour nos salaires et nos revendications : Passons à l’étape supérieure

Par BM - 14/03/2007

La situation dans les organismes de Sécurité sociale continue de se dégrader :
• Augmentations dérisoires

• Perte de pouvoir d’achat

• Réductions massives d’emplois

• Développement des mutualisations, regroupements d’activités entre organismes pour faire des économies de gestion sur le dos du personnel et des usagers.

• Conditions de travail de plus en plus difficiles, pressions toujours plus fortes sur les agents et les cadres

• Menaces sur le droit syndical

Tout le monde, cadre ou employé voit son pouvoir d’achat baisser.

Avec un premier niveau de la classification à nouveau au dessous du SMIC, la preuve est faite que l’insuffisance des augmentations générales de salaire tire l’ensemble de la grille vers le bas.

Les augmentations individuelles, points de compétence, promotions... permettent tout juste à ceux qui en bénéficient de maintenir leur pouvoir d’achat. L’UCANSS prétendait que la suppression de l’ancienneté permettrait d’augmenter les salaires. Résultat, nous n’avons ni l’un, ni l’autre.
Les restructurations à l’œuvre dans les organismes, qui renforcent la politique de casse de l’emploi impactent déjà fortement les conditions de vie et de travail des salariés.
Toutes les politiques menées par les caisses nationales et le ministère ne visent qu’à détruire le service public de sécurité sociale avec toutes les conséquences pour le personnel.
Manifestement, loin des préoccupations du personnel, le Ministre se défend de vouloir casser la sécurité sociale, tout en déclarant qu’on ne peut maintenir l’existant et que pour maîtriser les dépenses au sens où l’entend le gouvernement, il faut adapter la sécurité sociale.
Le Ministre ajoute qu’il faut encore faire des gains de productivité, et pour cela mutualiser, regrouper les organismes (citant au passage l’exemple du Régime Social des travailleurs Indépendants) fermer les accueils, supprimer des emplois... tout ce que vivent aujourd’hui les salariés de la sécurité sociale.

Il y a urgence à organiser une riposte d’envergure. La responsabilité de l’ensemble des organisations syndicales dans la profession est engagée dans cet objectif.

Nos syndicats, répondant à l’appel des fédérations FO et CGT invite les personnels à être :

Toutes et tous en grève le mardi 27 Mars 2007

Pour :

- Une véritable augmentation de la valeur du point et le rattrapage des pertes subies depuis plusieurs années,
- Le remplacement de tous les départs par des embauches en contrat à durée indéterminée,
- L’arrêt des fusions, restructurations, mutualisations, regroupements de missions, de l’externalisation de certaines activités,
- Le maintien de tous les organismes,
- Le maintien des emplois dans chaque caisse et établissement,
- La titularisation de tous les emplois précaires.

Cette grève doit permettre aux salariés et à leurs organisations syndicales de discuter de la suite du mouvement.

Rassemblement à Caen le mardi 27 Mars 2007 à 10H00 PRÉFECTURE DE BASSE-NORMANDIE Place de la république

Caen le 8 mars 2007

CGT CPAM Orne, FO URSSAF Orne, CGT CAF Orne, CGT CPAM Manche, FO CPAM Manche, CGT CAF Manche, CGT CPAM Calvados, SUD CPAM Calvados, CGT URSSAF Calvados, FO URSSAF Calvados, CGT CTI NPNP, FO CAF Calvados, SUD CAF Calvados, CGT UGECAM Normandie, SUD UGECAM Normandie.

220 milliards d’Euros : avec seulement 14 000 salariés les URSSAF encaissent auprès des employeurs les ressources de la sécurité sociale

Pourtant, les agents des URSSAF de la région sont soumis à d’innombrables remises en cause et subissent une détérioration de leurs conditions de travail avec des perspectives d’avenir peu réjouissantes.

Alençon : mutualisation sur Saint-Lô (distant de 120 km) d’un poste d’agent comptable préfigurant la mutualisation des deux services comptabilité. Depuis un an et demi 3 emplois ont été supprimés. On nous annonce même que si un Inspecteur demandait sa mutation ou démissionnait, il ne serait pas remplacé. Deux autres suppressions sont encore prévues. Cette baisse des effectifs produit un surcroît de travail dans les services, qui se traduit par des réorganisations. Mais quelle que soit la réorganisation envisagée, il est évident que la solution est d’embaucher les effectifs suffisants.

Caen : 5 suppressions de postes prévues malgré le très bon classement de l’organisme et sa désignation en qualité de "chef de file" régional. De nouvelles responsabilités, de nouvelles tâches avec du personnel en moins. Le personnel doit travailler dans l’urgence, avec des réorganisations permanentes qui ne peuvent pallier les sous effectifs. C’est le service public, les services aux usagers qui en pâtissent.

Saint-Lô : le traitement n’est pas différent. Suppression de 2 postes de travail et mutualisations.
Parfois les directions sont tentées de faire du zèle face aux préconisations de la caisse nationale. Quand la pression est trop forte c’est la santé des agents qui est en péril. La souffrance au travail existe aussi dans les bureaux !

L’Assurance Maladie dans la tourmente !

Sous prétexte de « renforcer la performance et l’efficience de la branche » et au mépris du service légitimement attendu par les assurés sociaux, la CNAMTS et l’Etat se sont entendus pour s’attaquer résolument au personnel et pour entreprendre la démolition du réseau de l’assurance maladie.

C’est ainsi qu’après avoir supprimé 3000 postes sur les années 2004/2005, la CNAMTS a décidé d’en supprimer plusieurs milliers d’autres dans les quatre années à venir. Cette volonté se concrétise par le remplacement, dans certains organismes de moins d’un départ sur deux, même là où les CPG en autorise deux sur trois. Sur les dernières années, les CPAM ont absorbé une augmentation de 26% des charges de travail en augmentant leur productivité de plus de 61%. La pression est le lot quotidien des agents, les erreurs dans le traitement des dossiers deviennent monnaie courante.

Epaulée, parfois avec zèle, par les directions locales qui ont bénéficié pour cela de confortables primes de résultat, la CNAMTS a entrepris de réorganiser le réseau des CPAM en diminuant leur nombre, en modifiant leurs missions et en mutualisant ou en externalisant leurs activités.
Les centres informatiques ne sont pas épargnés et six d’entre eux devraient se voir privés du traitement des données fournies par les caisses primaires.

La branche famille « à un tournant » ?

Entre 2005 et 2008, 3000 départs à la retraite doivent intervenir, seuls 2100 donneront lieu à une embauche soit 900 suppressions d’emploi au moment où les caf ont pris en charge les 450 000 fonctionnaires d’Etat.

La Convention d’Objectif et de Gestion 2005-2008 avait prévu que certains services devraient être regroupés et devenir communs à plusieurs CAF, ou région entière, voire plus. Du projet, ils sont passés à l’opérationnel. (Exemple : la Caf du Calvados, fait tenir la permanence de son service GRH, par la Caf de la Manche)
A quand le transfert des services paie, formation, documentation technique, informatique locale, numérisation des données (GED), éditions achats. D’autres activités devraient également être regroupées tel que : contentieux, recouvrement des pensions alimentaires, prestations légales aux travailleurs immigrants, contrôles des équipements et services finances de l’action sociale.

De même, cette convention a prévu d’aller plus loin dans l’externalisation. Après les services d’entretien, c’est une étape supplémentaire vers la PRIVATISATION, pour les tâches de numérisation des pièces (déjà en place dans des organismes), l’impression des produits de sortie.... le courrier, ce sont des informations envoyées par les allocataires. Il est INACCEPTABLE de privatiser le traitement de ces documents couverts par le secret professionnel.

Les CAF recherchent des partenaires susceptibles de reprendre la gestion d’œuvres qui ne relèvent pas de son intervention directe. Dans les faits, la CNAF recherche des outils standardisés, c’est à brève échéance la disparition de l’inscription des CAF dans l’action sociale locale.

Salaires - Classification : Tous concernés !

Non contents d’alimenter l’inquiétude du personnel en dissimulant, et pour cause, leurs projets, les dirigeants de l’institution s’attaquent au « porte-monnaie », ils ne respectent même pas leur engagement d’augmenter la valeur du point pour compenser les effets d’une classification scélérate qui fait du salaire au mérite le pilier de la rémunération.
Pour la défense de l’emploi et du pouvoir d’achat, l’heure n’est plus à la résignation !
Le personnel de la Sécurité sociale doit prendre son destin en main !

- SUD Protection Sociale -